Cultures associées et contrôle des populations de pucerons, mécanismes et perspectives

Résumé : Les systèmes agricoles intensifs traditionnels sont souvent basés sur l'optimisation de la productivité de monocultures, avec de grandes quantités d'intrants, fertilisants et produits phytosanitaires. Dans ces systèmes, la diversité végétale à l'intérieur des parcelles est réduite à une espèce, génétiquement homogène, plantée uniformément et symétriquement. Ce type de systèmes est désormais remis en question à cause de l'impact négatif sur la qualité du sol et des eaux, l'érosion, la pollution, l'utilisation de combustibles fossiles et la perte de biodiversité (Malézieux et al. 2009). Des systèmes de culture alternatifs, basés sur l'association raisonnée d'espèces au sein d'une même parcelle, peuvent au contraire présenter de multiples avantages et permettre de réduire les intrants. L'association peut prendre de multiples formes, en jouant sur la succession (cultures intercalaires ou simultanées), l'arrangement spatial (en rang, en bloc, en mélange...) et les espèces végétales associées (association de 2 cultures ou d'une culture principale et d'une plante de service non récoltées...). Le gain recherché est le plus souvent lié aux processus de facilitation pouvant se mettre en place entre les plantes, permettant une meilleure utilisation des ressources (lumière, eau, éléments nutritifs) et ainsi une productivité supérieure sur une surface donnée (exprimée en LER, pour Land Equivalent Ratio). De plus en plus d'études mettent en avant outre ces processus de facilitation, un intérêt des associations culturales pour la protection des cultures contre les ravageurs et observent une intensité des dégâts plus faible dans les cultures associées, comparées aux monocultures. Les mécanismes invoqués peuvent être directs ou indirects. La connaissance de ces mécanismes est nécessaire pour optimiser les modalités d'association et la productivité du système. Nous allons présenter les principaux mécanismes décrits dans la littérature, qui ont été particulièrement étudiés pour les pucerons et pour les associations impliquant des brassicacées cultivées (Hooks et Johnson, 2003). Les premiers résultats du projet régional INTRANBA, visant à concevoir des associations fabacées-brassicacées pour réduire les intrants azotés tout en favorisant le contrôle naturel des populations de pucerons des brassicacées, illustreront certains de ces mécanismes.
Document type :
Conference papers
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https://hal-agrocampus-ouest.archives-ouvertes.fr/hal-00745924
Contributor : Céline Martel <>
Submitted on : Thursday, February 28, 2013 - 4:27:45 PM
Last modification on : Wednesday, June 19, 2019 - 5:17:24 PM
Long-term archiving on : Wednesday, May 29, 2013 - 3:20:08 AM

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  • HAL Id : hal-00745924, version 1

Citation

Bruno Jaloux. Cultures associées et contrôle des populations de pucerons, mécanismes et perspectives. Journées Techniques Fruits et Légumes Biologiques GRAB/ITAB, Dec 2011, Rennes (FR), France. pp.76-80. ⟨hal-00745924⟩

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